Villes

Hondarribia (version de 2003)

En août 1365, Hondarribia conclut un traité commercial avec Charles II de Navarre, selon lequel celui-ci construirait dans son port de Monzón, à Andara (Lesaca), un entrepôt où les marchands navarrais pourraient décharger leurs marchandises pour les transporter vers la mer, et ferait également construire, près de ce port, un pont pour le passage des personnes, des bêtes et des marchandises. Le roi s’engageait à entretenir les routes dans son royaume jusqu’à cet entrepôt et ce pont, et le conseil de Hondarribia, à créer à ses frais, depuis cet entrepôt et ce pont, un chemin praticable par terre et par eau, « démolissant les obstacles, nettoyant et élargissant le fleuve et les chemins, de sorte qu’un navire de quarante charges puisse remonter par l’eau jusqu’au port, et que les marchandises puissent circuler en sécurité par terre et par eau jusqu’à ladite ville ou jusqu’aux grands navires, les marchands payant aux marins, barques et muletiers leur salaire ».

Les marchands effectuant ce trajet étaient exempts de tout autre droit, payant pour chaque charge six cornados ou six deniers carlins, sans que de nouvelles taxes, péages ou impôts leur soient imposés, sauf s’ils achetaient ou vendaient en Castille des produits prohibés soumis à la dîme. Les marchands transportant du vin de Navarre par ce port pouvaient le charger et le transporter sur des navires où bon leur semblait ou le vendre à Hondarribia, sous leur juridiction, en vrac, en fûts ou en tonneaux, « non vendant en taverne ni en détail », en payant les six deniers. Pour chaque quintal de fer chargé au port, ils devaient payer 4 maravedís.