Service d’eau. Des puits et des fontaines utilisés dans la ville avant le système moderne de distribution, F. Portu nous informe dans cette liste : « Il existait 3 fontaines à la périphérie de la ville, deux presque dans le même fossé et la troisième dans le quartier de la Magdalena, avec une eau de qualité raisonnablement bonne, bien que pas très abondante, et la majorité des habitants s’en servait ; il y avait aussi, au pied du versant oriental d’Olearso, à une demi-heure de distance, une source extrêmement abondante d’eau exquise, mais aucune construction n’a jamais été réalisée pour en tirer profit ; ce manque causait de grands dommages lors des sièges, et c’est pourquoi on pensa à la construction de puits, dont 5 publics et 9 dans des maisons particulières, sans compter les nombreux autres dans les jardins qui avaient remplacé les bâtiments détruits ; la maison forte et l’entrepôt contigus avaient le leur : il y avait également un grand réservoir d’eau de très bonne qualité près de la porte de Santa María, côté intérieur, mais il fut détruit lorsque le mur explosa en 1794. »
La première conduite d’eau moderne fut effectuée en 1880 à partir des sources de la pente de Jaizubía, la conduite étant élargie en 1903 et 1915.
Électricité. L’éclairage public commença en 1898 par contrat avec la société « Electra-Irún-Endara ».
Phare. Service de lumière verte fixe à l’extrémité de la digue nord, visible à quatre milles. À l’angle de cette digue, une lumière blanche fixe visible à 4 milles, et à l’extrémité de la jetée sud, lumière fixe blanche et rouge, par secteurs, également visible à quatre milles.
Hôpital. Établi en 1750, l’hospice accueillant les nécessiteux de la ville déclina au XIXᵉ siècle. Cet hospice, qui assurait également des soins à domicile, retrouva son importance en 1863 grâce au médecin Mariano de Lumbier.
Confrérie de Saint-Pierre. Fondée en 1361, ses statuts réglaient tous les aspects de la vie professionnelle et sociale des hommes de mer de cette commune. L’importance de cette institution subsiste encore aujourd’hui, avec environ 500 confrères affiliés. Elle célèbre la Fête de la Kutxa le jour de la Saint-Jacques par la remise des documents et registres de comptes par une jeune fille élégante portant l’armoire sur la tête, symbolisant le transfert de pouvoirs au grand abbé élu ce jour-là.
Archives. En 1688, la mairie constata le manque de certains documents et ordonna que ceux en possession de particuliers soient remis, confiant leur classement à Juan Díaz Zamorano. En 1772, il fut décidé de transférer les archives de leur emplacement initial – sous l’autel majeur de la paroisse – vers un lieu mieux aménagé dans la tour-clocher. Jusqu’en 1914, elles furent installées au deuxième étage de l’hôtel de ville, avant d’être déplacées à l’étage supérieur du bâtiment. En 1892, D. Serapio Múgica fut désigné archiviste, fonction qu’il occupa jusqu’en 1926.
