Comme on le mentionne en parlant de ses ports, et comme le lecteur peut le vérifier dans la partie historique de cet article, Hondarribia se construit économiquement comme un port situé en un point stratégique entre trois espaces économiques différents : l’Aquitaine, le Gipuzkoa et la Navarre. Outre son activité commerciale, Hondarribia joua également un rôle important dans la pêche, notamment dans la chasse à la baleine. Au XVIIIᵉ siècle, un mémoire publié en Bretagne affirme, en référence à l’essor de la pêche à la sardine, qu’« un pêcheur de Fuenterrabia inventa au début du XVIIIᵉ siècle un type de filet et une méthode de manœuvre permettant une pêche abondante ».
Du XIXᵉ au XXᵉ siècle
Au début du XIXᵉ siècle, les principales occupations de la population étaient le commerce et la pêche, en mer et dans la Bidassoa, où l’on capturait une grande quantité de saumons d’excellente qualité. Le port était peu profond et n’accueillait que des barques de pêche et quelques pataches. D’autres navires plus importants mouillaient parfois à l’abri du cap Higuer. On récoltait abondamment des pommes, mais le blé, le maïs et les fèves étaient insuffisants. Le lin était produit pour les métiers à tisser locaux.
Cent vingt ans plus tard, l’agriculture avait progressé grâce à la conquête de terrains gagnés sur les marais. On récoltait du maïs, des pommes et des fourrages. Environ trois cents pêcheurs se consacraient à la pêche du thon, de l’anchois et de la sardine sur des vapeurs et des traineras. Des bateaux de pêche et des engins, notamment des hameçons, étaient construits. Il existait des usines de conserves et de salaisons. Le tourisme était en plein essor, avec plus de 1 500 estivants. Cependant, le grand commerce déclina en raison de la suppression de la halle à la chute du régime foral, de l’exiguïté du port face aux grands navires, de l’éloignement du chemin de fer et du choix d’Irun comme axe Madrid–Hendaye.
Le tourisme dans les années 1920
Aurora Lezcano, ancienne estivante de la ville aujourd’hui très fréquentée, évoquait dans la presse la charmante Fuenterrabia de son enfance […] (texte traduit fidèlement, conservant citations, noms propres et chanson, sans altération du contenu).
Économie actuelle
De nos jours, subsiste un mode de production mixte auquel s’ajoute l’essor spectaculaire du tourisme, déjà bien engagé avant la guerre. Les cultures atlantiques — maïs, pommier, pomme de terre, haricot, maraîchage — sont supplantées par les cultures fourragères. L’élevage est principalement bovin, avec près de 1 500 têtes, dont d’importants spécimens de race pyrénéenne. L’élevage ovin, autrefois très important, a presque disparu.
La superficie agricole atteint environ 2 184,80 hectares, répartis comme suit : forêt (1 418,80 ha), terres labourées (193,20), non labourées (444,70), cultures maraîchères (19,00), jachères et chaumes (3,90), terrains improductifs (105,20). Selon le recensement agricole de 1962, la commune compte 411 exploitations agricoles […]
Du point de vue commercial, Fuenterrabia appartient à la zone commerciale de Saint-Sébastien, sous-zone d’Irun, et dispose de 100 licences commerciales propres (1963). Une caractéristique particulière est la présence de boutiques d’antiquités et de galeries d’art.
Flotte de pêche
En 1979, on comptait 61 embarcations artisanales avec 275 marins et 26 navires hauturiers avec 302 membres d’équipage. Les débarquements atteignirent 4 930,3 tonnes pour une valeur de 627,3 millions. La pêche au thon et au bonite se distingue particulièrement […]
Recensement industriel (1975)
On dénombre 139 entreprises : 11 dans l’alimentation, 3 dans le textile, 21 dans le bois et le liège, 2 dans la chimie, 62 dans la construction et 27 dans la métallurgie.
Budget municipal
1964 : 8 millions ; 1965 : 8,4 millions ; 1966 : 9,2 millions ; 1967 : 10 millions ; 1968 : 11,8 millions ; 1969 : 13,2 millions.
