Organisation forale.
C’était l’une des dix-huit républiques dans lesquelles devaient se tenir les Juntas Generales [F. de G., Titre IV, Chap. I]. Elle avait siège dans celles-ci et dans les réunions particulières au septième rang à la main droite du Corregidor et votait avec cinquante-huit foyers, comprenant ceux de la tête particulière des lieux de sa juridiction [F. de G., Titre IX, Chap. III et IV]. Vers le milieu du XIXᵉ siècle, elle avait, avec Lezo, 31 foyers. Cette ville était une place fortifiée de murs très solides avec ses bastions et autres grandes défenses et fortifications extérieures, bien pourvue de magasins de vivres et de munitions pour son entretien. Elle possédait un Presidio Royal pour sa garde aux frais de la Couronne. Sa sécurité et sa conservation furent confiées par le roi à la province, lui ordonnant de la maintenir en sa possession, la retirant au maréchal D. García de Ayala qui en avait la charge [F. de G., Titre II, Chap. V]. Vers le milieu du XIXᵉ siècle, il y existait une douane de quatrième classe avec employés et force de carabiniers de la trésorerie publique.
Organisation municipale.
Il n’existe pas d’informations suffisamment claires sur le gouvernement municipal primitif de Fuenterrabía, puisqu’elle fut fondée sous le fuero de Saint-Sébastien. Gorosabel estime qu’on peut en déduire qu’il était similaire à celui de cette ville. Les plus anciennes ordonnances connues sont celles confirmées par les Rois Catholiques (Burgos) le 30 décembre 1496 ; son Conseil municipal était composé de deux alcaldes, un prévôt, deux jurés majeurs et quatre mineurs, un notaire fidèle et un procureur-syndic. Selon ces mêmes ordonnances, ce nombre de conseillers devait se maintenir, leur élection ayant lieu le 1er janvier de chaque année par quatre personnes désignées par autant d’électeurs choisis par celui qui, parmi les alcaldes, prévôt et jurés majeurs, était tiré au sort. De nouvelles ordonnances furent rédigées par le corregidor licencié Diego Ruiz de Lugo le 9 mai 1530, et confirmées avec quelques restrictions et modifications par la reine Jeanne I à Ocaña le 31 mars 1531. Celles-ci comptent 170 chapitres et traitent de l’élection des conseillers, de leurs attributions, des approvisionnements, des répartitions, de la vérification des poids et mesures, des salaires des employés, des audiences publiques des alcaldes, des comptes des biens propres et des impôts, ainsi que d’autres points concernant le gouvernement, la police et l’administration municipale. Ces ordonnances subirent des modifications sur le mode d’élection des capitulaires en vertu de la provision royale du 13 octobre 1597, selon laquelle celle-ci devait se faire par six électeurs tirés au sort parmi les habitants participants à l’acte. Par un autre acte émis à Madrid le 4 novembre 1671, il fut approuvé un accord de la ville stipulant que l’élection du trésorier devait avoir lieu chaque année après celle des alcaldes, de la même manière. Tout changea avec la loi générale du 8 janvier 1845, qui régla l’administration des communes de Guipuscoa. Les autres dispositions concernant les branches d’approvisionnement, les taxes de maintenance et de salaires, les contributions, la présentation et l’examen des comptes, et d’autres aspects de l’administration économique furent également abrogées par la même loi et ses décrets particuliers. La corporation municipale de Fuenterrabía se composait en 1860 d’un maire, deux adjoints au maire et neuf conseillers. Cinquante-cinq maisons du quartier de Jaizubia, juridiction de cette ville, appartiennent à la paroisse d’Irún et, même militairement, devaient servir sous la bannière de cette ville, comme l’indique une décision judiciaire du 1er septembre 1618. Aujourd’hui, c’est une commune du district judiciaire de Saint-Sébastien.
