Villes

Hondarribia (version de 2003)

L. L. Bonaparte, en 1869, l’a classée dans le basque du Haut-Navarre septentrional et, au sein de celui-ci, dans le sous-dialecte du Guipúzcoa et la variété d’Irún. Dans un document de 1778, il est dit à propos du basque à Fuenterrabía : « jusqu’ici il n’a pas été déclaré romanisé, et il ne semble pas pouvoir l’être, car la langue native, vulgaire et courante, est la bascongada, que comprennent tous ou la plupart, aussi bien à l’intérieur des murs qu’à l’extérieur et dans de nombreuses fermes, et dans celles-ci tous ; et ceux qui ne possèdent que la langue castillane sont très peu nombreux et se réduisent aux dépendants du roi, puisque c’est sa place d’armes, et sans doute c’est pour eux que la coutume religieuse de prêcher en castillan a été introduite pour leur pâture spirituelle, mais sans négliger le basque… » (Varios : « G. H. L. V. », Auñam., 1960, t. I, pp. 67-102).

Au premier tiers du XIXe siècle, Añibarro l’inclut, aux fins de prédication, dans une liste de localités strictement bascophones (Varios : op. cit., pp. 44-60).

Actuellement (1970), le nombre de bascophones s’élève à 6 800 personnes, représentant 65 % de sa population totale (P. de Y. : « Los D. y V. », sep. « B. R. S. V. A. P. », 1973, p. 42). Concernant l’utilisation du basque en 1778, voir aussi Satrústegui : Plática vasca del año 1778 en el proceso de Fuenterrabía, « FLVSD » n° 32, pp. 287-302.

En mai 1979, le nouveau Conseil municipal de Hondarribia a décidé, par 13 voix pour et 2 abstentions, que les procès-verbaux des séances municipales seraient rédigés en euskara sans traduction castillane. Cette décision sans précédent rompt une tradition seulement dépassée par certaines lettres du Conseil municipal d’Hendaye sur des sujets de pêche conservées aux archives.