Nouvelle tentative du projet de port navarrais (1702)
Le rapport des Cortes de Navarre de 1795 auquel nous avons fait référence fournit également des informations sur le projet de travaux portuaires réalisé au début du XVIIIᵉ siècle par les Navarrais en accord avec les habitants de Hondarribia :
« Lors du congrès de celles-ci (Cortes de 1702), l’affaire fut sérieusement examinée. Deux de ses membres furent mandatés, accompagnés d’un ingénieur, pour reconnaître les terrains allant de cette ville jusqu’à la villa de Santesteban afin d’ouvrir une route, ainsi que le fleuve Bidasoa depuis cette villa jusqu’à Fuenterrabía, afin de faciliter sa navigation. Sur cette étendue, les coûts des travaux furent estimés et un plan fut établi, qui existe encore. Les rapports nécessaires sur le trafic et autres éléments pouvant contribuer à l’allocation des fonds pour cette entreprise et son entretien furent recueillis. Tenant compte de tous ces éléments, les Cortes décidèrent de demander par loi la faculté de rendre navigable le fleuve Bidasoa depuis Santesteban jusqu’à la ville de Fuenterrabía, de construire la route entre cette villa et cette ville, et de former les taxes dans les circonstances prévues dans la demande. Cette loi, si elle ne fut pas pleinement accordée, dut néanmoins influencer le décret qui en découla, à la lumière des vicissitudes des guerres de Succession, selon ce que laisse supposer le contexte du décret royal relatif à cette demande de loi dans les circonstances politiques de l’époque. Sans doute les avantages promis par le nouveau commerce avec Fuenterrabía furent-ils jugés inférieurs aux dépenses nécessaires pour l’aménagement du port, la navigation sur le Bidasoa et la construction de la route de Pampelune à Santesteban, lorsqu’un projet aussi étudié que recommandé aux Diputaciones ne fut pas réalisé. »
