Villes

Hondarribia (version de 2003)

En 1462, la ville connut un incendie partiel, et un autre incendie général survint en 1498, si bien que seulement neuf maisons furent épargnées lors de ce dernier. Les dégâts subis pendant les sièges furent également très importants. Tout cela, ainsi que sa situation en dehors de la route principale, contribua à réduire son ancienne importance, la reléguant presque au rang d’un simple village de marins et de pêcheurs.

Sièges de 1476 et 1477
Ces événements s’inscrivent dans le contexte de la lutte pour le trône de Navarre entre la France et la Castille, sous le règne de Léonore I. En 1476, Alain d’Albret « le Grand » pénétra en Guipúzcoa avec 40 000 hommes, tandis qu’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon luttaient pour arracher le trône à l’héritière, Jeanne, soutenue par le Portugal allié à la France.

Tous les chevaliers de Biscaye, Álava et Guipúzcoa participèrent à l’événement, Juan de Gamboa étant nommé capitaine de la place assiégée. Alain d’Albret dut se retirer, bien qu’il tenta à nouveau sa chance l’année suivante avec le même résultat. La ville était alors presque imprenable.

Selon Garibay :
"La villa est située sur une hauteur et entourée de hautes murailles. Les eaux de la rivière l’entourent en grande partie et montent à marée haute jusqu’à la moitié de ces murs. Du côté de la terre, elle est très pourvue de tours. C’est un endroit difficile où les chevaux peuvent à peine circuler."

Violet-le-Duc la décrit également, mais de façon plus détaillée, et elle apparaît dans la Crónica de Hernando del Pulgar (partie 2, chap. XXXVII), où l’on rapporte que, lors du siège de 1476, les habitants :
"décidèrent de se défendre depuis le bas de la ville, depuis les bastions et les fossés qu’ils avaient construits ; à cet effet, ils abattirent le haut des tours et des créneaux, afin que si l’artillerie française touchait le mur et le détruisait, les pierres tombant ne blesseraient ni n’entraveraient ceux qui se trouvaient en dessous autour de la ville pour la défendre."

Selon un inventaire du 15 mai 1508, les munitions et armements entreposés dans le château étaient :

  • 27 pièces d’artillerie lourde

  • pièces à passe-volantes et lombardes avec deux servants pour chacune

  • 3 pièces appelées lombardettes

  • 14 lisardettes

  • 6 arbalètes à répétition

  • 28 ribaduquins

  • 5 arquebuses

  • 3 barils de balles de fer

  • 56 barils de poudre

  • 2 sacs de salpêtre

  • un tonneau de soufre

  • 133 arbalètes

  • 46 poulies en fer

  • 19 coffres de stockage

  • 375 faisceaux

  • 50 paires de cuirasses

  • 102 casques avec gorgerins

  • 34 paquets de lances usées et 77 lances épaisses