Projets portuaires avec la Navarre. Dix ans plus tard, les habitants de Fuenterrabía sollicitèrent les Cortes de Navarre afin qu’elles étudient, dans l’intérêt à la fois de la ville et du vice-royaume, la possibilité de canaliser le Bidasoa pour faciliter le commerce extérieur de la Navarre. La Navarre répondit en déposant mille ducats d’or pour aider les travaux, qui furent mis aux enchères à deux reprises, sans résultat concret.
Ciriquian indique que Tolosa et Saint-Sébastien protestèrent, car cette canalisation aurait nui aux droits de passage de la première et aux intérêts portuaires de la seconde. Néanmoins, les négociations entre Fuenterrabía et la Navarre se poursuivirent. Le vice-roi navarrais visita le fleuve et confia la rédaction du projet de canalisation au maître Gil, de Gallur. Fuenterrabía laissa à Pampelune, en garantie de ses engagements, le pied d’une croix pesant plus de 11 kg et qui lui appartenait.
Le projet n’aboutit pas, bien qu’il ait été renouvelé sous une forme ou une autre en 1569, 1597 et 1638, sans succès, et la question continua d’être soulevée jusqu’au XIXᵉ siècle.
