Nous reprenons Gorosabel :
« Depuis des temps assez anciens, Fuenterrabía a revendiqué les titres de ville très noble et très loyale. Elle fondait cette prétention sur le fait que l’empereur et roi Charles V, dans une lettre datée d’Ocaña le 18 décembre 1542, lui avait accordé le titre de très noble et loyale, ajoutant que ses successeurs le roi lui attribuaient celui de très loyale. Cependant, la province ne lui permit pas l’usage de ces titres, mais seulement celui de noble et loyale, comme pour les autres villes de son territoire. Cela ressort d’un accord des Juntas Generales de Tolosa en 1622 ; accord contre lequel protestèrent les représentants de cette ville ainsi que ceux de San Sebastián.
Insistant sur sa prétention, Fuenterrabía, dans le pouvoir qu’elle donna à ses mandataires pour la Junta particulière de 1632, se titra « très noble et très loyale ville » ; à la vue de cela, il leur fut demandé de quitter la salle du congrès jusqu’à ce qu’ils obtiennent un nouveau pouvoir sans ce titre. Dans cet état, Fuenterrabía resta jusqu’à ce que le roi Philippe IV, en raison du siège de 1638, lui accorda les titres de « très loyale et très vaillante ville » par privilège émis à Madrid le 12 avril 1639. Fuenterrabía regretta que dans ce document le titre de « très noble », qu’elle avait auparavant utilisé, ne fût pas mentionné, et pria Sa Majesté de réparer cette omission. Le roi accueillit cette demande et émit une nouvelle cédula royale, datée de la même cour le 4 décembre 1650, ordonnant qu’elle fût dorénavant intitulée et appelée « très noble, très loyale et très vaillante ville ».
Par une autre cédula royale émise par le roi Charles IV le 11 juin 1799, il lui fut accordé d’ajouter à ses titres précédents celui de « très toujours fidèle », en considération des services rendus lors des événements survenus dans le royaume voisin de France. »
Elles sont réparties en quatre quartiers, dont les deux premiers sont médiévaux. Le premier est d’or et présente un ange tenant une clé dans la main droite ; le deuxième est d’argent avec un lion rampant ; le troisième, à ondes vertes, montre un navire sur l’eau avec une baleine harponnée en dessous ; le quatrième, également à ondes vertes, représente une sirène levant un miroir dans la main droite. Au centre se trouve un écu bleu à ondes, avec un château d’argent et deux étoiles au-dessus. Sur les côtés, bordés d’un champ rouge avec douze drapeaux et étendards blancs, figurent des trophées d’artillerie, bombes, tromblons, etc. Dans le cercle, on peut lire les titres et noms de la ville, et au sommet, couronnée, Notre-Dame de Guadalupe, patronne et protectrice de la ville depuis 1639.
Blanche avec une croix rouge de Bourgogne et au centre les armoiries de la ville.
Constitue une pièce importante de la sigillographie médiévale guipuzcoane. L’avers présente une embarcation légère avec quatre membres d’équipage occupés à la pêche d’une baleine figurant au premier plan et harponnée. Au revers se trouve un élégant château ou portail de muraille. Sur l’avers, on lit Sigillum Concilii de Fonte Arrabia ; au revers, la lecture est plus problématique : Frange, le... tege.
