Municipalité du district judiciaire de Saint-Sébatien.
Il n’existe pas de renseignements suffisamment clairs concernant le gouvernement municipal primitif de Fontarabie, puisqu’elle fut fondée selon le fuero de Saint-Sébatien. Gorosabel estime qu’il faut en déduire qu’il devait être identique à celui de cette ville. Les ordonnances les plus anciennes que l’on connaisse sont celles confirmées par les Rois Catholiques (à Burgos) le 30 décembre 1496 ; son conseil municipal se composait de deux maires, d’un prévôt, de deux jurés majeurs et de quatre mineurs, d’un greffier assermenté et d’un procureur syndic. Selon ces ordonnances, ce nombre de conseillers devait être maintenu, leur élection ayant lieu le premier janvier de chaque année par quatre personnes nommées par autant d’électeurs désignés par tirage au sort parmi les maires, le prévôt et les jurés majeurs. De nouvelles ordonnances furent rédigées par le corregidor, licencié Diego Ruiz de Lugo, le 9 mai 1530, et furent confirmées avec certaines restrictions et modifications par la reine Jeanne Ire à Ocaña le 31 mars 1531. Elles se composent de 170 chapitres et traitent de l’élection des conseillers, de leurs attributions, des approvisionnements, des répartitions, de la vérification des poids et mesures, des salaires des employés, des audiences publiques des maires, des comptes des biens communaux et des taxes, ainsi que d’autres aspects du gouvernement, de la police et de l’administration municipale. Ces ordonnances subirent des modifications concernant la méthode d’élection des membres du conseil en vertu de la provision royale du 13 octobre 1597, selon laquelle celle-ci devait être effectuée par six électeurs tirés au sort parmi les voisins ayant voix au conseil présents à l’acte. Par une autre provision délivrée à Madrid le 4 novembre 1671, un accord de la ville fut approuvé stipulant que l’élection du trésorier aurait lieu chaque année après celle des maires, selon la même procédure. Tout changea avec la loi générale du 8 janvier 1845, dont les prescriptions réglèrent le gouvernement des communes du Guipuscoa. Les autres dispositions relatives aux approvisionnements, aux tarifs des denrées et des salaires journaliers, aux contributions extraordinaires, à la présentation et à l’examen des comptes et à d’autres aspects de l’administration économique furent également abrogées par cette loi et par des décrets particuliers. La corporation municipale de Fontarabie se composait en 1860 d’un maire, de deux adjoints au maire et de neuf conseillers. Cinquante-cinq fermes du quartier de Jaizubia, relevant de la juridiction de cette ville, appartiennent à la paroisse d’Irun et, même sur le plan militaire, devaient servir sous la bannière de cette ville, comme il est déclaré par une sentence exécutoire délivrée le 1er septembre 1618.
Service de l’eau. Concernant les puits et fontaines utilisés dans la ville avant le système moderne d’adduction d’eau, F. Portu nous informe dans cette liste :
« Il existait 3 fontaines en périphérie de la ville, deux presque dans le même fossé et la troisième dans le quartier de la Magdalena, avec une eau régulièrement bonne, bien que peu abondante, dont se servait la majeure partie des habitants ; il y avait en outre, au pied du versant oriental d’Olearso, à une demi-heure de distance, une source très abondante d’eaux excellentes, mais aucune infrastructure n’a jamais été réalisée pour en profiter ; ce manque causait de grands dommages lors des sièges, et c’est pourquoi on envisagea la construction de puits, dont 5 publics et 9 dans des maisons particulières, sans compter les nombreux autres dans les jardins ayant remplacé les bâtiments détruits ; la maison-forte et l’entrepôt contigus possédaient le leur ; il y avait également un grand citerne avec une eau très bonne près de la porte de Santa María côté intérieur, mais elle fut détruite lorsque le mur explosa en 1794. »
La première adduction d’eau fut réalisée en 1880 à partir des sources du versant de Jaizubía, puis étendue en 1903 et 1915.
Électricité. L’éclairage public commença en 1898 par contrat avec la société Electra-Irún-Endara.
Phare. Service de lumière verte fixe à l’extrémité de la digue nord, visible depuis quatre milles. À l’angle de cette même digue se trouve une lumière blanche fixe visible depuis 4 milles, et à l’extrémité de la digue sud une lumière fixe blanche et rouge par secteurs, également visible depuis quatre milles.
Hôpital. Érigé en 1750, l’hospice accueillant les nécessiteux de la ville déclina au XIXᵉ siècle. Cet hospice, qui fournissait également des soins à domicile, retrouva son importance en 1863 grâce au médecin Mariano de Lumbier.
La Confrérie de Saint-Pierre. Fondée en 1361, ses statuts réglaient tous les aspects de la vie professionnelle et sociale des marins de cette commune. L’importance de cette institution subsiste aujourd’hui encore, avec environ 500 membres affiliés. Elle célèbre la Fête de la Kutxa le jour de Saint-Jacques par la remise des documents et livres de comptes par une jeune fille qui porte le coffre sur sa tête, symbolisant le transfert de pouvoirs à l’abbé majeur élu ce jour-là.
Archives. En 1688, la mairie constata la disparition de certains documents et ordonna la remise de ceux se trouvant entre les mains de particuliers, confiant leur organisation à Juan Díaz Zamorano. En 1772, il fut décidé de transférer les archives depuis leur emplacement – sous le maître-autel de la paroisse – vers un endroit plus adapté dans la tour du clocher. Jusqu’en 1914, elles furent installées au deuxième étage de la maison communale, puis transférées à l’étage supérieur du bâtiment. En 1892, D. Serapio Múgica fut nommé archiviste, poste qu’il occupa jusqu’en 1926.
