Lexique

OLYMPIADE

Londres, 1948. Seule une demi-douzaine d'hommes composent le groupe basque, tous originaires de ce côté de la frontière, aux Jeux Olympiques de Londres, empreints de souvenirs d'après-guerre. Il s'agit de trois athlètes, Juan Bautista Adarraga, Pedro Apellániz et Félix Erausquin, de deux boxeurs, Agustín Argote et Alejandro Arteche, et d'un hockeyeur, Juan del Campo. Adarraga, issu de la lignée des grands sportifs de Hernani, a terminé septième de la troisième série du premier tour des 800 mètres, avec un temps officieux de 1-55-7. Nous avons des doutes quant à savoir s'il a également couru le 1 500 mètres, mais dans tous les cas, il n'a pas pu aller plus loin. Pedro Apellániz a lancé le javelot à 54,93 mètres, ce qui ne lui a servi à rien, tandis que Félix Erausquin a connu le même sort au lancer du disque, avec 43,67 mètres. Il faut toutefois mentionner ce dernier, grand athlète de Ceánuri, qui a adapté la technique du lancer de la barre basque, c'est-à-dire en tournant, au javelot, système avec lequel il a pulvérisé tous les records. Cependant, la Fédération internationale n'a pas homologué cette technique que Miguel de la Quadra-Salcedo, le célèbre reporter de télévision, a fait connaître en 1956 à Paris, peu avant les Jeux olympiques de Melbourne. En ce qui concerne les boxeurs, nous savons simplement qu'ils ont participé sans avoir plus d'informations sur leurs performances, qui n'ont sans doute pas été très brillantes. Tout comme celle de l'équipe espagnole de hockey sur gazon, dans laquelle figurait Juan del Campo. Après les deuxièmes Jeux Olympiques de Londres, une nouvelle parenthèse s'ouvre pour nos sportifs, qui ne se rendirent ni à Helsinki (1952) ni à Melbourne (1956), dans ce dernier cas, en ce qui concerne ceux de l'État espagnol, en raison du boycott partiel motivé par l'intervention soviétique en Hongrie.