La Confrérie de Laburdi. Institution militaire d'origine populaire, la Confrérie remonte à 1396. Elle fut organisée par les habitants de Laburdi à l'image des confréries de la péninsule. Cette Confrérie reçut l'approbation royale en 1400 et 1403. Les membres s'unirent par un serment réciproque de combattre les malfaiteurs, les rebelles et les instigateurs de guerre, qu'ils soient gentilshommes ou non. La Confrérie jugeait, que le bailli exécutant la sentence soit présent ou non. Les statuts s'inspiraient directement, tant par leur contenu que par leur vocabulaire, des ordonnances des confréries du Sud. Cette Confrérie fut approuvée par Jean de Gand, duc d'Aquitaine, et en 1403 par Henri IV, roi d'Angleterre.La Confrérie est née de l'engagement des Laburdins. Avant de prendre ses fonctions, chaque nouveau bailli devait jurer devant les délégués de la paroisse qu'il gouvernerait selon les ordonnances, et ce n'est qu'ensuite qu'il prêtait serment d'obéissance. Si le bailli refusait de prêter serment, les Laburdins ne l'acceptaient pas comme tel. Les principes de la Confrérie étaient les suivants :
1). Ceci s'appliquait à tous les malfaiteurs et complices de toute condition ;
2) La Confrérie persécutait et jugeait quiconque commettait un crime, qu'il soit un gentleman ou non.
3) La Confrérie poursuivra le malfaiteur qui se réfugie dans la maison forte d'un gentilhomme, allant même jusqu'à forcer la maison s'il y a opposition.
4) Si le bailli ou son lieutenant étaient requis, ils devraient agir, mais la Confrérie pourrait agir sans leur collaboration même contre des gentilshommes.
5) Il y avait solidarité et responsabilité entre les paroisses, puisque deux probi homines devaient dénoncer le malfaiteur à la paroisse et aux autres paroisses.
6) Le bailli devait réunir trois fois par an deux probi homines par paroisse, qui, après avoir prêté serment, se chargeaient d'exécuter les règlements de la Confrérie : ceci semble être l'origine du tribunal de la Confrérie et même des réunions régulières du Biltzar.
7) Lors de cette assemblée annuelle, les probi homines ou maires juraient de bien gouverner et recevaient également le serment du bailli. Ils disposaient également de pouvoirs de police dans leurs paroisses respectives.
8) Nul ne peut libérer un étranger sous peine de 5 escudos
9) Tout crime commis doit être signalé par la victime au maire de la paroisse. S'il n'a pas rendu justice, l'assemblée de la Confrérie est saisie.
10) Il existe une liste de crimes et de sanctions
11) Les garanties judiciaires, telles que la caution, ont été prises en compte.
12) Tous les Labordiniens devaient prêter serment à la Confrérie dès l'âge de 14 ans.
