Improvisateurs

Maia Soria, Jon

Bertsolari né à Urretxu (Gipuzkoa) le 24 juin 1972.

À l'âge de six ans, sa famille s'installe à Zumaia où il réside encore aujourd'hui. Il a étudié la philologie basque à Vitoria-Gasteiz, tout en travaillant comme professeur d'euskara à l'Alfabetatze Euskalduntze Koordinakundea (AEK). Il s'est initié très jeune au bertsolarismo grâce à Joanito Dorronsoro, à l'ikastola et à l'école-atelier que celui-ci a promue à Zumaia. À ses débuts, il a remporté plusieurs prix et concours : en 1989, il a été champion interscolaire du Pays basque, la même année et l'année suivante, il a remporté le « Xenpelar Saria » d'Errenteria, le championnat de Zumaia en 1987 et 1990... mais il n'a pas réussi à se démarquer complètement dans les championnats provinciaux et nationaux jusqu'en 1997, où il a atteint la finale. Jusqu'alors, il avait participé à celui de Gipuzkoa en 1991, où il avait atteint les demi-finales, et en 1995, ainsi qu'au championnat national de 1993, où il avait été éliminé en quarts de finale. Après la finale de 1997, il a de nouveau atteint la finale en 2001, où il a terminé quatrième. Depuis ces années-là, il s'est imposé parmi l'élite du bertsolarisme.

Bien qu'il soit un bertsolari complet, il se distingue surtout par ses performances en solo, avec des métriques longues (il est par exemple devenu célèbre pour sa manière posée et sentimentale de chanter dans la tonade appelée habanera à huit rimes), en soignant beaucoup le discours, en l'enrichissant de nombreuses nuances, en imprimant à l'ensemble une grande charge sentimentale très proche de la poésie... Ce n'est pas un hasard s'il est l'un des bertsolaris les plus prolifiques dans l'écriture de paroles pour les chansons des musiciens les plus divers, des groupes de rock aux auteurs-compositeurs-interprètes ou trikitilaris, en passant par les fanfares. Avec beaucoup d'entre eux, « Negu Gorriak » par exemple, il a participé à des albums, à de nombreux concerts et à des tournées. Il a formé son propre groupe « Karidadeko Benta » dans lequel, en plus de chanter, il compose les paroles. Il a également composé plusieurs mélodies.

Il a écrit des articles d'opinion dans des journaux et des magazines (Egin, Gara, Zazpika...) et a publié un livre, Irudika idurika (Edit. Gatuzain, 2001), dans lequel il met en mots les dessins du peintre Mikel Dalbret.